Me and…Breton

avril 4, 2012

Fan du groupe Breton, j’ai immédiatement pris ma place pour leur passage à Paris au Point Éphémère. Enfin quand je dis fan, j’exagère, certes j’ai écouté en boucle leur 1er album “Other’s people’s problem” (que des bombes électros) sans rien savoir d’eux. Si bien que lorsqu’ils sont arrivés sur scène et que le chanteur s’est adressé à nous dans un français approximatif, j’ai dit : ” oh l’autre il se la joue j parle pas français !!” au lieu de me la fermer. Breton quel nom à la con aussi, donc oui comme une connarde (oui je vole ce néologisme à LAURENT BITTON qui ne mérite que ça) j ai cru qu’ils étaient Breton(s).
Ca démarre fort et dark, le chanteur a une capuche et une voix à la Tom Vek.
Je pensais que j avais trouvé la bonne comparaison alors j ai demandé à Olivier :”Tu trouves pas qu’on dirait Tom Vek ?” Il a réfléchit et il m’a concédé :”moué” mais comme je pensais que j avais raison j ai dit : ” Si j ai raison”, lui avait l air de croire que bof alors il a dit : “Bof”.
Bref (haha), je vous laisse juge (mais j ai raison).

Le point Éphémère c’est vrai que c’est petit et pas pratique mais que,forcément, on trouve le moyen de perdre ses potes et de se retrouver derrière un géant, un vrai :
“Excuse moi tu peux me laisser passer devant toi , vu que t’es grand ?”
Le grand :” Tout le monde me demande ça, à cette allure je vais me retrouver derrière”
Moi :” Ben oué “…connarde (ça marche aussi pour les grands)
Le connarde :”Ben non”.
Tant pis, j’m'incruste devant lui quand même parce que je me dis qu’il va pas frapper une fille avec ses mains immenses et je suis prête à rentrer en transe sur mon morceau pref “Jostle” puis “Edward the confessor”, de quoi vraiment sauter partout et finir sur les épaules du connarde mais non en fait.
Comme d’hab on reste dans le format 3,30, rien qui dépasse comme sur le disque en plus cracra (ouf). Je ne comprends pas, faire durer l’intro ou un gimmick fort pour hystériser les foules c’est si compliqué ? Il n’y a plus que les djs qui savent provoquer les cris, les sifflets et faire couler la sueur ? En tous cas c’était bien mais pas très bien et comme dirait le chanteur “merci d’avoir venir”, surement un patois breton …

Me and… Larry Clark

octobre 15, 2010

Hum bon, tout d’abord je tiens à dire à ma famille que ce n’est pas moi qui ai prise cette photo et que j’ai mis la main devant les yeux lorsque je suis passée devant elle lors de l’expo Larry Clark qui se tient actuellement au Musée d’Art Moderne de Paris.
Je ne sais même ce que ces jeunes gens sont en train de faire maman.
Si déjà à la simple vue de cette photo j’ai le feu aux joues, je peux me demander comment ce photographe à pu se retrouver au milieu de cette scène pour “saisir l’instant”.
Je ne suis pas artiste (même si j’en crève, oh oui j en crève …) j’imagine que c’est là tout le talent et le travail d’un photographe.
L’exposition ” Kiss the past hello” est une rétrospective de Larry Clark, à qui l’on doit notamment le glauquissime “Kids”, qui fait beaucoup parlé d’elle grâce à l’interdiction au moins de 18 ans qui la frappe.
Alors, forcément j’ai fait comme tout le monde, beaucoup de monde d’ailleurs, l’évènement démarrant très fort, et je suis allée me trouver un sujet de conversation avenue du Président Wilson Paris 16 t’as vu.
On peut tout de suite remarquer que cette interdiction à malmener l’organisation du MAM qui s’est efforcé de cloisonner cette expo et celle de Didier Marcel (nase #marredesmessagesécolo) et du coup on a du mal à s’orienter.
Bref, la 1ere partie intitulée “Tulsa” montre des photos des 60′s en noir et blanc de jeunes adultes coiffés à la Fonzie mais beaucoup moins cools. On les voit se piquer seuls, à plusieurs ou enceintes.
On les voit baiser, s’ennuyer, attendre un futur plus excitant qui ne vient pas.
L’adolescence quoi.
Jusqu’ici rien de choquant et la distance avec l’époque et les modèles aide à prendre du recul.
Puis arrive la série ” Teenage Lust” et là, ca se corse. Des visages et des corps d’enfants avec des “organes génitaux” d’adultes (des gros zgegs quoi) en solo ou accouplés, adoptant des postures d’adultes. J’ai beau essayé d’adopter cette posture (d’adulte hein) , je suis mal à l’aise et je ne cesse de me demander si ce bon vieux Larry n’est pas un peu trop fasciné par l’entrejambe de ces minots ou si c’est moi qui suis victime de mon temps étriqué.
Alors je me pousse à aller plus loin et je me rappelle à quel point la sexualité était complexe et brutale à l’adolescence et que, peut être, l’artiste photographie le choc intérieur du passage à l’age adulte que les ados assimilent au “doin’ it”. Je ne sais pas.
Je gamberge, contemple les photos et j’en arrive à la conclusion que celui qui prend ces clichés est quand même bien chelou et l’art ne justifie pas tout, à moins que…
Il y aussi la série de Maurisio Velasquez (un jeune pote skater ) qui ajoute à la réflexion. Il pose nu ( félicitation jeune homme…) tantôt avec nonchalance (Que fait Clark dans sa chambre au réveil ?? ) tantôt avec provocation, tantôt avec une crête, tantôt blond platine portant les tee shirts des Ramones ou Let’s start a war (j le veux celui-là).Il y a aussi ce cliché touchant de lui dormant dans son lit, sa couverture Winnie L’ourson remontée jusqu’au cou…Fuck alors quoi, pervers ou pas Larry ???!!! Du coup, je discute avec une des surveillantes cinquantenaire de la salle, qui d’ailleurs fait pas super bien son taff vu qu’il y a clairement quelques mineurs fondus dans la foule (héhé), et lui demande son avis, si elle est choquée, elle.
Elle me répond que ce qui l’a vraiment choquée, c’est ce gosse qui joue avec un flingue, une lame de rasoir ou se passe une corde au cou pour “rigoler”… Fuck alors quoi ?? Victime de mon époque étriquée où la violence c’est ok mais pas le cul et surtout pas chez les ados ???!!!
Je ne sais pas.
C.

Me and…Brigitte

septembre 21, 2010

Back ! Il est vrai que je n’avais pas écrit depuis un petit moment mais bon, j n’ai pas pour habitude de parler pour ne rien dire. Enfin, disons plutôt qu’il n y avait rien d’excitant à l’horizon jusqu’à que je tombe sur Brigitte. Ce prénom désuet voire moche abrite le duo le plus cool du moment à mon sens : 2 nanas néo romantiques mi baba mi mama (l’une d’elle affichait même ses rondeurs de femme enceinte sur scène) et somme toute un peu inquiétantes. L’accroche (parce qu’il y en a toujours une) c’est le titre d’une de leur chanson “La vengeance d’une louve”. Jadis on m’avait dit qu’ une bonne chanson c’est d’abord un bon titre et là , j’ai trouvé que c’était tout un programme : la femme, la mère, l’instinct, la haine, l’ennemie cette garce qui sent le sang,cette salope qui flirte par ennui, ce con qui plonge parce qu’il est faible… Alors j’ai cliqué et je ne fus pas déçue, j’ai même souris du sourire amer de celle qui est passée par là. Voir ces 2 femmes langoureuses chanter en chœur “Croqueuse de couilles au cœur de pierre, va te faire des nouilles chez les célibataires” avec une folie douce au bord de l’œil, c’est à la fois jouissif et perturbant car Brigitte c’est comme un miroir; à la frontière du glamour et du lugubre comme nous le sommes toutes dés que l’on touche à ce qui est à nous…

Me and…The XX

juin 21, 2010

Ce n’est que lundi matin, la tête encore à l’envers du week-end, que je me suis aperçue que The XX était en concert à L’Olympia le soir même.
Alors ni une, ni deux j ai mobilisé mon réseau qui m’a renvoyé en pleine face que je n’étais pas (encore) Régine Reine De La Nuit et que, cette fois, il faudra faire l’impasse sur ce concert.
C’était mal me connaitre : j’achèterai mes places devant. A l’ancienne.
Vers 20h, je me pointe devant l’Olympia, réussissant à embarquer une copine dans cette galère car, petit conseil, il vaut mieux être 2 pour acheter des places au black (le marché noir pas les gens).
D’abord parce que les gars se disent qu’on a vraiment envie de voir le concert pour être prêtes à y aller seule, du coup ils cartonnent les prix ; ensuite pour eux, c’est plus rentable de vendre 2 places d’un coup ! Bref, les tickets se vendaient quand même a 100 euros ce qui m a fait hurler de rire en voyant le visage blême de ma cops à l’annonce de ces tarifs.
- On attend une demi-heure ma poule, t inquiètes.
Trente minutes plus tard on les touchait à 40 E dans la fosse et ca allait vu qu’elles étaient en vente à 30 à la base.
Bon, c’est clairement la messe des bobos et la mode des chignons, c’est vraiment relou pour voir un concert… Donc les 2 comparses arrivent sur scène parés de leur timidité, tout touchants qu’ils sont… Lui, c’est un peu le fœtus d’Eminem et elle c’est la petite bouboule du lycée mais lorsqu’ils chantent on est … dans l’album et on en sortira plus.
Évidemment j m’attendais pas à un pogo mais quand même, c’est plus The XX mais The Zzzz tant on s’ennuie ferme et on n’ose pas chanter de peur que les autres entendent nos charmantes voix. En revanche je me suis bien faite rigoler parce que c’était l’anniversaire du gars et que j ai chanté à tue tête : Joyeux anniversaire, joyeux aaaanniiiiiversaire X ! Et que je me suis bidonnée toute seule sur ma vanne. Ben quoi, ça va, il va rien se passer de mieux les mecs !
En fait, on écoute leur album et si je réfléchis bien avec ce que nous avons dépensé ce soir, on aura pu l’acheter 8 fois, allumer et éteindre la lumière chez nous et ca aurait été pareil…
Ok, j suis mauvaise joueuse, moi et mon truc en plume on retournera quand même les voir lorsqu’ils auront un peu plus de bouteille les XX et qu’ils seront moins surpris (pas trop quand même) d’avoir autant de talent….
Candice

Hier soir avait lieu l’avant première de Sex and The City 2 à l’Elysée Biarritz, alors mes cops et moi, sans avoir trop bataillé, avons récupéré des invitations.
Comme nous nous étions bien marré lors du premier film dans une salle de ciné bourrée d’œstrogène, nous étions « chaudes » pour réitérer l’expérience mais en VIP cette fois.
Petit cocktail d’accueil, avec champagne évidemment, petits fours, cupcakes (fortement déconseillés aux diabétiques) et stand de maquillage, ça on a évité. Pas besoin. Moi, ce que je voulais c’était un cosmopolitan mais j ai trouvé du Kusmi politan une marque de thé avec laquelle les organisateurs étaient macqués. Dégueulasse. Les serveurs étaient plutôt moyens beaux, je me les étais imaginés torses nus, musclés avec juste un nœud papillon autour du coup. Comme à Manhattan quoi ! Ca, c’aurait été de l’événementiel mais bon…Après une heure et demie d’attente, histoire d’être bien alcoolisée, nous pénétrons la salle à la limite de l’hystérie collective. Le film commence comme il se doit, Jay Z et Alicia Keys chante « I love New York » et on retrouve nos 4 copines et leurs compagnons célébrer le mariage de leurs amis gays. Ce qui saute immédiatement aux yeux c’est le coup de vieux monumentale qui les a toutes frappé, malgré ça la salle est en ébullition et j en suis aussi !
Liza Minelli en guest interprète et danse sur « Single Lady » de Beyoncé et, je ne le savais pas encore, je venais de voir le climax de Sex and the City 2, LA grosse rigolade.
Je ne vais pas tout raconter, juste que les filles s’envolent vers Abou Dhabi (Marrakech en vrai) et qu’a partir de là, c’est l’escalade du mauvais gout des tenues, du décor, de leurs attitudes et la démonstration navrante de leur pseudo féminisme. En effet, ces 4 pouffiasses débarquent dans un pays avec ses codes, ses mœurs et son traditionalisme, apprendre aux autochtones ce que c’est que la liberté et, si on résume, ça passe par le cul, la mode et le cul. On regardait le film s’embourber dans les clichés et insister lourdement sur la niqad, le voile et exprimer sans gène que toutes les femmes voudraient être comme elles : superficielles et tordues. Malaise dans l’audience.
On est peut être des filles, on était forcément bourrées, on aime surement les fringues mais ce qui est clair c’est que les 48 tenues de Carrie ne nous ont pas fait avaler le message scandaleux de ces américaines qui viennent foutre le bordel à Abou Dhabi et qui, heureusement, s’en font virées à coup de babouche au cul ..

Candice.

Me and…MGMT

mai 11, 2010

MGMT est un groupe novateur qui a envouté 2007 avec son album « Oracular Spectacular », ce duo New Yorkais véhiculait une imagerie hyppie hype en harmonie avec leur son.
Sur la pochette on pouvait les voir, tels des enfants sauvages échappés des rues de Brooklyn, posés devant un coucher de soleil à luminosité, que je fantasmais, brésilienne….Ah Jericoacoara tu me hantes.
Tout était raccord.
Alors, forcément, pour la sortie du deuxième Opus « Congratulation », lorsque la pochette commence à se balader sur internet, je me suis frottée les yeux pour être sure de ce que je voyais et une onomatopée m’a échappée : Oulah !
Bon, déjà exit les jolis minois d’Andrew et Ben (ooouuuh remboursééééeee ! ) et place à Sonic The Hedgehog glissant, complètement trippé, sur un océan qui, lui non plus, ne me parait pas très clean…
Ambiance : Séga c’est plus fort que toi.
J’aime pas mais comme je ne suis pas du genre à me laisser influencer par ce genre de « détail », j’ai voulu en savoir plus.
Il s’agit ici de Lowbrow Art (pop suréaliste) signé Anthony Ausgang qui fait des choses tout aussi… hum… mimi : http://www.ausgangart.com/
Bon, c’est déjà plus séduisant lorsque l’on parle de courant artistique car au moins cela prouve qu’il y a une démarche derrière tout ça et qu’il ne s’agit pas seulement d’un délire entre eux.
Ensuite, j’ai pu lire que MGMT disait de « Congratulations » que c’était « un peu comme surfer sur l’ecstasy ».
Alors là, ça va carrément mieux, même s’ils ont mis la vague haute, si j’ose dire #lolmdr, en annonçant un album aussi psychédélique que ça. Toutefois la cover avait bien annoncé un opus proche des Beach boys mais aciiiiiiiidulés et décoiffés.
Tout est raccord, une fois encore.

Candice.

J’avais repéré Stromae au premier note d’”Alors on Danse”.
Ayant pas mal pratiqué cette espèce à part, je n’aime pas trop interviewer les artistes au risque d’être profondément déçue mais lui, il m’intriguait…
Renseignements pris et interview calée, voici ce que ça donne en version “journalistique” et, bien sur, “promotionnelle” :

Stromae (Maestro en verlant ) débarque de sa Belgique natale avec un titre mêlant fond et forme « Alors on danse ? ».Un cocktail explosif : un texte pessimiste (voire angoissant) sur un son hypnotique. Ce véritable hit a séduit l’hexagone et plus encore puisqu’il est numéro 1 en Europe. Dans une conjoncture de crise, Stromae, impose son single (malgré lui) comme l’hymne d’une génération qui n’attend rien et qui fait avec les (petits) moyens du bord. Sortir pour oublier, noyer son quotidien dans les décibels, s’octroyer un peu de répit l’espace d’une nuit, pour recommencer la mascarade au petit matin. Loin de Helmut Fritz ou Yelle à qui on l’a souvent comparé à tort, Stromae est un véritable compositeur, pétris de talent dont vous pouvez en voir la démonstration sur internet via ses « leçons de musique ». Très lucide sur son époque, doté d’un sens de l’analyse à la Strip Tease (le documentaire Franco Belge), mine de rien, il fait un état des lieux d’une société en quête de sens. Jeune homme sous influence du hip hop, de l’électro 90’s et du classique, il a su brasser tout ces courants à travers une Dance intelligente et actuelle.
En attendant l’album « Cheese » qui sortira le 21 juin dans plus de 27 pays (!), StreetGénération à rencontrer Stromae, chétif mais puissant…

“Je vais t’emmener manger les meilleures nouilles de Paris” on m’a dit.
“Ok” j ai répondu un peu sceptique.Ce n’était pas la première fois qu’on me faisait le coup. Des promesses toujours des promesses mais j’ai envie d’y croire à chaque fois. Dans la vitrine du resto “Les pâtes vivantes” on voit le cuisto avec son uniforme traditionnel préparer la pâte à nouilles (chelou d’écrire ça : pâte a nouille…), ce marketing bon enfant me choppe immédiatement. Nous entrons dans un décor sino-cosy (moi, non plus je sais pas trop ce que ça veut dire mais bon), je commande les pâtes au bœuf avec désinvolture que je n’ attends pas plus de 10 min et c’était pas cher payé pour l’excellence du plat !!
Ouah les meilleures pâtes que j ai mangé sont chinoises, F*** l italie !! Clin d’oeil à l’instigatrice de cette découverte : elle n avait pas mentie.
“Les pâtes vivantes” 46, rue du fbg Montmarte Paris 9.

Me and…Betclic Poker

avril 6, 2010

Je me fous royalement du Poker.
Je n’aime pas ça, je n’arrive pas à retenir les règles mais comme je suis un être social, je feins l’enthousiasme lorsqu’une partie s’improvise.
Histoire de ne pas être out et de gâcher un peu la fête.
Du coup je bluffe toujours jusqu’à que l’on comprenne que je ne sais pas jouer. Je le fais avec un tel aplomb (je dis “je me couche”, je dis “check”, je relance, je fous les boules à ceux qui perdent) que j’arrive à faire illusion quelques tours mais une fois grillée, je dégage et personne ne joue jamais deux fois avec moi…En revanche j’adore la pub, qui plus est celle qui essaie de me vendre le poker en ligne et qui me fait comprendre une règle, le sourire aux lèvres.

La lecture c’est comme le sexe moins on en fait, moins on a envie d’en faire. Attention il s’agit d’un point de vu féminin messires, point de réprimandes !
Bref, je cherchais un petit bouquin sympatoche pour me redonner l’appétit, j’ai alors jeté mon dévolu sur “Le magasin des suicides” de Jean Teulé, d’abord pour son titre, forcément, et pour son épaisseur.Voici un objet qui tiendra dans mon sac, qui me donnera, j’espère, du plaisir, et apaisera mes pulsions de morts.
“Vous avez raté votre vie ? avec nous vous réussirez votre mort” , si c’est pas un excellent “claim” ça ! Jacques Seguela en perdrait son bronzage si naturel de jalousie. Le ton est donné : bienvenu dans un endroit où l’abandon, les échecs, la laideur, le manque d’amour, la misère, les peurs, les regrets, les remords, la lâcheté, la frustration sont un fond de commerce.Assumé j’entends.
On se pend, on s’empoisonne, on s’étouffe, on se fait Harakiri avec du bon matos au Magasin des suicides ! Il y a du choix quand on en a plus dans cette petite boutique ! Enfin un business dont l’offre dépasse la demande ! Dans une société où la grande mort est l’ultime tabou (moins que la petite), Jean Teulé à réussit le tour de force de rendre une copie jouissive.
Un roman décalé qui parfois, quand tout espoir est perdu et que c’est mieux ainsi, surprend par sa poésie.
Et oui, l’entreprise familiale du “Magasin des suicides” vivaient des jours malheureux quand un grain de sable vint gripper la machine : l’optimisme d’un enfant, d’un tout nouveau, d’un rabat joie…
Moi, j’aurais choisis le “Death Kiss”
Quand j disais que l’appétit venait en mangeant.
C.

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