Me and…The XX

juin 21, 2010

Ce n’est que lundi matin, la tête encore à l’envers du week-end, que je me suis aperçue que The XX était en concert à L’Olympia le soir même.
Alors ni une, ni deux j ai mobilisé mon réseau qui m’a renvoyé en pleine face que je n’étais pas (encore) Régine Reine De La Nuit et que, cette fois, il faudra faire l’impasse sur ce concert.
C’était mal me connaitre : j’achèterai mes places devant. A l’ancienne.
Vers 20h, je me pointe devant l’Olympia, réussissant à embarquer une copine dans cette galère car, petit conseil, il vaut mieux être 2 pour acheter des places au black (le marché noir pas les gens).
D’abord parce que les gars se disent qu’on a vraiment envie de voir le concert pour être prêtes à y aller seule, du coup ils cartonnent les prix ; ensuite pour eux, c’est plus rentable de vendre 2 places d’un coup ! Bref, les tickets se vendaient quand même a 100 euros ce qui m a fait hurler de rire en voyant le visage blême de ma cops à l’annonce de ces tarifs.
- On attend une demi-heure ma poule, t inquiètes.
Trente minutes plus tard on les touchait à 40 E dans la fosse et ca allait vu qu’elles étaient en vente à 30 à la base.
Bon, c’est clairement la messe des bobos et la mode des chignons, c’est vraiment relou pour voir un concert… Donc les 2 comparses arrivent sur scène parés de leur timidité, tout touchants qu’ils sont… Lui, c’est un peu le fœtus d’Eminem et elle c’est la petite bouboule du lycée mais lorsqu’ils chantent on est … dans l’album et on en sortira plus.
Évidemment j m’attendais pas à un pogo mais quand même, c’est plus The XX mais The Zzzz tant on s’ennuie ferme et on n’ose pas chanter de peur que les autres entendent nos charmantes voix. En revanche je me suis bien faite rigoler parce que c’était l’anniversaire du gars et que j ai chanté à tue tête : Joyeux anniversaire, joyeux aaaanniiiiiversaire X ! Et que je me suis bidonnée toute seule sur ma vanne. Ben quoi, ça va, il va rien se passer de mieux les mecs !
En fait, on écoute leur album et si je réfléchis bien avec ce que nous avons dépensé ce soir, on aura pu l’acheter 8 fois, allumer et éteindre la lumière chez nous et ca aurait été pareil…
Ok, j suis mauvaise joueuse, moi et mon truc en plume on retournera quand même les voir lorsqu’ils auront un peu plus de bouteille les XX et qu’ils seront moins surpris (pas trop quand même) d’avoir autant de talent….
Candice

Hier soir avait lieu l’avant première de Sex and The City 2 à l’Elysée Biarritz, alors mes cops et moi, sans avoir trop bataillé, avons récupéré des invitations.
Comme nous nous étions bien marré lors du premier film dans une salle de ciné bourrée d’œstrogène, nous étions « chaudes » pour réitérer l’expérience mais en VIP cette fois.
Petit cocktail d’accueil, avec champagne évidemment, petits fours, cupcakes (fortement déconseillés aux diabétiques) et stand de maquillage, ça on a évité. Pas besoin. Moi, ce que je voulais c’était un cosmopolitan mais j ai trouvé du Kusmi politan une marque de thé avec laquelle les organisateurs étaient macqués. Dégueulasse. Les serveurs étaient plutôt moyens beaux, je me les étais imaginés torses nus, musclés avec juste un nœud papillon autour du coup. Comme à Manhattan quoi ! Ca, c’aurait été de l’événementiel mais bon…Après une heure et demie d’attente, histoire d’être bien alcoolisée, nous pénétrons la salle à la limite de l’hystérie collective. Le film commence comme il se doit, Jay Z et Alicia Keys chante « I love New York » et on retrouve nos 4 copines et leurs compagnons célébrer le mariage de leurs amis gays. Ce qui saute immédiatement aux yeux c’est le coup de vieux monumentale qui les a toutes frappé, malgré ça la salle est en ébullition et j en suis aussi !
Liza Minelli en guest interprète et danse sur « Single Lady » de Beyoncé et, je ne le savais pas encore, je venais de voir le climax de Sex and the City 2, LA grosse rigolade.
Je ne vais pas tout raconter, juste que les filles s’envolent vers Abou Dhabi (Marrakech en vrai) et qu’a partir de là, c’est l’escalade du mauvais gout des tenues, du décor, de leurs attitudes et la démonstration navrante de leur pseudo féminisme. En effet, ces 4 pouffiasses débarquent dans un pays avec ses codes, ses mœurs et son traditionalisme, apprendre aux autochtones ce que c’est que la liberté et, si on résume, ça passe par le cul, la mode et le cul. On regardait le film s’embourber dans les clichés et insister lourdement sur la niqad, le voile et exprimer sans gène que toutes les femmes voudraient être comme elles : superficielles et tordues. Malaise dans l’audience.
On est peut être des filles, on était forcément bourrées, on aime surement les fringues mais ce qui est clair c’est que les 48 tenues de Carrie ne nous ont pas fait avaler le message scandaleux de ces américaines qui viennent foutre le bordel à Abou Dhabi et qui, heureusement, s’en font virées à coup de babouche au cul ..

Candice.

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