Florence and The machine se produisait pour un concert extrêmement attendu au Bataclan mercredi soir. Effectivement Florence Welch est réputée pour ses prestations scéniques et tout Paris brulait d’impatience d’admirer la gagnante du Critic’s Choice Brit Awards 2009.
The machine s’installe et Florence entre en scène en lançant des roses au public sur « My boy builds coffins’ », sa voix explose dans la salle et l’audience est immédiatement hypnotisée.
Sa chevelure rousse nattée, sa robe blanche drapée (transparente qui plus est) et sa gestuel lui donne des airs d’Elfe Rock, le plaisir est donc double : celui des oreilles et des yeux. Elle enchaine ensuite sur « Kiss with a fist » dont la fureur contraste avec la douceur du premier morceau, ce qui montre l’étendu de sa puissance vocale. Nous sommes face à une véritable chanteuse qui donne tout ce qu’elle a et l’on sent que son bonheur se joue ici, face à nous. L’anglaise ne fait pas dans la démonstration lorsque elle tient la note sur « I’m not calling you a liar », elle se transcende. Seulement à contrario de l’album « Lungs »très produit, riche de cordes, de percussions et de guitares, le live est beaucoup moins instrumental. La voix prend toute la place et la musique beaucoup moins. Je me doute bien qu’il s’agit d’un parti pris, c’est quand même Florence AND The Machine, seulement cet argument ne me contente pas, The machine me manque. Je m’attendais à un show plus orchestré. Malgré ça Florence est d’un charme inouï et communique avec nous en toute simplicité et à coups d’éclats de rire cristallins. Sur « Dog days are over » elle incite la foule à sauter, celle-ci ne se fait pas prier et la frénésie l’emporte.
Le show s’achève sous les acclamations, peu seront déçus et certains auront préféré peut-être moins de voix et plus d’alchimie entre Florence and The Machine. Jamais contente quoi.
C.

Me and…Wolfmother

janvier 26, 2010

Le groupe australien jouait lundi soir au Bataclan à l’occasion de la sortie de leur 2e album « Cosmic egg ».

Connu pour leur performance live, les fans étaient au rendez vous et la salle pleine à craquer ce qui est plutôt surprenant étant donné qu’ils étaient considérés comme ringard il y a peu.
Avec leur look seventies et leur son à la Led Zep, ils peinaient à trouver leur public.

Seulement la folk est passée par là et l’envie de solo, de gros riffs de guitares et de hurlements (mélodieux j’entends) s’est faite pressente.Marre que ça chantonne, marre que ça gratouille.
Wolfmother (dont le seul membre original est le chanteur) accompagné ce soir là par les Black Angels fait partie de ces groupes qui prennent toute leur ampleur sur scène et le titre d’ouverture « Dimension » donne immédiatement le « la ».

Mené par le charismatique Andrew, la formation tourne à plein régime et l’audience apprécie d’un hochement rythmé de la tête le puissant « Woman », hit rock par excellence. Enfin de la sueur et de la bousculade dans un concert parisien. Un véritable parfum psychédélique se dégage de Wolfmother, comme dans le titre « Tales » ou encore « Joker and The thief » à l’image de ces grands groupes mythiques tels que The Doors ou Black Sabbath qu’on a bien du, aussi un jour, qualifier de ringard…
C.

Me and…Dizzee Rascal

novembre 23, 2009

Deux choses m’ont décidée à prendre ma place pour ce concert : déjà  je ferais tout pour échapper à l’angoisse du dimanche soir et ensuite le titre “Dirty Cash”et son clip délirant. A chaque fois que je l’entends je danse devant le miroir , même quand y en a pas.

Je ne connaissais pas plus l’artiste que ça , j avais capté le genre electro Hip Hop à la Major Lazer ou Mia en écoutant 2 , 3 fois l’album vite fait. Le disque était un peu casse tête mais j’avais le pressentiment que sur scène ce serait sympatoche. 

 Ouah comme j’étais en dessous de la réalité …

 En rentrant dans le Bataclan  l’ambiance est survoltée, ça transpire déjà à grosses gouttes alors on se faufile dans la fosse sans trop trop se coller.

Le DJ surchauffe la salle avant l’arrivée de Dizzee Rascal , il balance les gros hits du moment et le public est en mode dance floor.

Détail prémonitoire, l’inscription sur son Tee Shirt : Party Hard. Quand Dizzee déboule tout de rouge vêtu , nous sommes tous gonflés à bloc, il s’agit de ne pas nous rater. Les basses vrillent  nos tympans façon drum n bass , ca saute de partout c’est limite impressionant. Tiens y a le mec qui saute à contre temps, toujours là quoiqu’il arrive.

 Dizzee s’accapare l’instru de David Guetta ”Sexy Bitch” et en fait une ”vraie” bombe qu’on ne soupconnait pas. Les titres sont hip hop minimal et  électro , propice à la transe et le flow allumé du MC monte en puissance.Je ne connais pas la discographie du mec mais je suis le mouvement avec enthousiasme tant l’énergie fuse. Je ne cesse de me répéter qu’ils sont forts ces anglais  même si les meufs bourrées derrière moi, tout droit sorties de l’Eurostar, ne savent pas se tenir. 

Soudain la foule se fige pas certaine de reconnaitre les premières notes de “Dance wiv me” ,une fois l’identification faite c’est l’hystérie collective suivie de la déflagration 90′s: “Dirty Cash”. On gesticule comme des possédés et dans l’élan je vais m’éclater avec les anglaises qui m’accueillent chaleureusement.Trop forts ces anglais !

Le concert se termine sur l’obus sonore ” Bonkers”, on crie presque pitié mais on continue à jumper pour finir en beauté.

Quand les lumières se rallument, on est toujours dimanche soir mais pas d’angoisse juste les effluves d’une Hard Party …
C.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.