Me and…Wolfmother
janvier 26, 2010
Le groupe australien jouait lundi soir au Bataclan à l’occasion de la sortie de leur 2e album « Cosmic egg ».
Connu pour leur performance live, les fans étaient au rendez vous et la salle pleine à craquer ce qui est plutôt surprenant étant donné qu’ils étaient considérés comme ringard il y a peu.
Avec leur look seventies et leur son à la Led Zep, ils peinaient à trouver leur public.
Seulement la folk est passée par là et l’envie de solo, de gros riffs de guitares et de hurlements (mélodieux j’entends) s’est faite pressente.Marre que ça chantonne, marre que ça gratouille.
Wolfmother (dont le seul membre original est le chanteur) accompagné ce soir là par les Black Angels fait partie de ces groupes qui prennent toute leur ampleur sur scène et le titre d’ouverture « Dimension » donne immédiatement le « la ».
Mené par le charismatique Andrew, la formation tourne à plein régime et l’audience apprécie d’un hochement rythmé de la tête le puissant « Woman », hit rock par excellence. Enfin de la sueur et de la bousculade dans un concert parisien. Un véritable parfum psychédélique se dégage de Wolfmother, comme dans le titre « Tales » ou encore « Joker and The thief » à l’image de ces grands groupes mythiques tels que The Doors ou Black Sabbath qu’on a bien du, aussi un jour, qualifier de ringard…
C.
Me and…Le comte de Bouderbala
janvier 25, 2010
Comte de bouderbala au palais des congrés
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Sami dit Le comte de Bouderbala (Le comte des désargentés), intrigue par ce pseudo décalé et sa bonne tête coiffée d’un chapeau de bouffon.
Officiant du jeudi au samedi à 21h30 au petit gymnase, il pratique le stand up avec brio.
« Le comte » n’a pas la langue dans sa poche mais ne fait pas dans la provoc, il se raconte et partage sa vision du monde : de l’enthousiasme exacerbé des américains, de la banlieue, des minorités visibles ou pas, du foot, du Slam , de la conjugaison hasardeuse des rappeurs ( musique à l’appui, il décortique les textes de Snipper ou Booba ) et j’en passe et des meilleures comme la différence entre les séries américaines et les françaises : personne ne demande la saison 6 de Navarro ou encore il règle la polémique de la conversion de Diam’s a l’Islam, pour lui,elle porte un voile pour faire croire que c’est une femme !
Monsieur maitrise son sujet car Sami Améziane est fils d’Algériens, né à Saint-Denis, joueur de basket parti étudier aux Etats-Unis et revenu tenter sa chance en tant que comique en faisant un petit détour par l’enseignement.
Pour autant sa joute verbale ne s’arrête pas aux frontières de son vécu, bien au contraire, Le Comte a l’ œil affuté et les pieds bien ancrés dans la réalité.
Personne n’échappe à son sens de l’observation : la politique, l’euro, la gay pride ou la guerre en Irak ; tout est démonté avec légèreté, intelligence et modernité. Le Comte est si attachant qu’il fait figure du bon pote dont toutes les vannes sont ponctuées d’éclats de rire et il nous rappelle que la différence c’est avant tout hyper marrant.
C.

