Me and…Stromae (encore)
avril 30, 2010
J’avais repéré Stromae au premier note d’”Alors on Danse”.
Ayant pas mal pratiqué cette espèce à part, je n’aime pas trop interviewer les artistes au risque d’être profondément déçue mais lui, il m’intriguait…
Renseignements pris et interview calée, voici ce que ça donne en version “journalistique” et, bien sur, “promotionnelle” :
Stromae (Maestro en verlant ) débarque de sa Belgique natale avec un titre mêlant fond et forme « Alors on danse ? ».Un cocktail explosif : un texte pessimiste (voire angoissant) sur un son hypnotique. Ce véritable hit a séduit l’hexagone et plus encore puisqu’il est numéro 1 en Europe. Dans une conjoncture de crise, Stromae, impose son single (malgré lui) comme l’hymne d’une génération qui n’attend rien et qui fait avec les (petits) moyens du bord. Sortir pour oublier, noyer son quotidien dans les décibels, s’octroyer un peu de répit l’espace d’une nuit, pour recommencer la mascarade au petit matin. Loin de Helmut Fritz ou Yelle à qui on l’a souvent comparé à tort, Stromae est un véritable compositeur, pétris de talent dont vous pouvez en voir la démonstration sur internet via ses « leçons de musique ». Très lucide sur son époque, doté d’un sens de l’analyse à la Strip Tease (le documentaire Franco Belge), mine de rien, il fait un état des lieux d’une société en quête de sens. Jeune homme sous influence du hip hop, de l’électro 90’s et du classique, il a su brasser tout ces courants à travers une Dance intelligente et actuelle.
En attendant l’album « Cheese » qui sortira le 21 juin dans plus de 27 pays (!), StreetGénération à rencontrer Stromae, chétif mais puissant…
Me and … Boy Toy
octobre 16, 2009
Madonna sort un Best Of, jusqu’ici rien de franchement bouleversant mais on regarde toujours d’un peu plus prés ce qu’elle fait au cas où quelque chose nous aurait échappé…
En l’occurrence c’est la pochette qui m’a interpellée : le visage de la Madonne aux couleurs de Warhol !
Comment ?! Qu’est ce que j’apprends ?! Vu et revu. Zéro.Nul.Ooouh Remboursé !!
Ok, elle fait comme elle veut, si elle veut tomber dans ce cliché c’est son droit mais c’est décevant, ce manque de créativité. Plus besoin de singer Marylin !
Et puis je suis tombée sur une interview dans le Rolling Stones US, 8 pages certes mais qu’est ce qu’on pouvait bien y apprendre de nouveau ?
Ben détrompes moi-je, ce fut assez enrichissant.
D’abord ça parle musique, ce qu’elle écoutait lorsqu’elle était encore Louise : la Motown, Stevie, Diana Ross et les Jackson 5 et ses premiers concerts (en tant que spectatrice) : David Bowie, Elton John, Bob Marley. Pas mal.
C’est marrant de se dire qu’elle fera partie de ce cercle si fermé.
On connait tous la légende de son arrivée à New York à l’âge de 20 ans avec 37 dollars en poche, le rêve américain dans toute sa splendeur, mais ce qu’on sait moins c’est que son nom était déjà sur les murs, trottoirs et métro de la Big Apple avant qu’elle atteigne la célébrité.
Madonna zone dans les clubs tels que le Danceteria, le Roxy et c’est là qu’elle rencontre des artistes underground tels que Basquiat, Futura 2000 et beaucoup d’autres graffeurs.
Elle aussi s’adonne au tag sous le pseudo de Boy Toy, déjà coquine à l’époque, elle est au milieu d’un mouvement qui révolutionnera l’art contemporain.
Elle rencontre Basquiat, avec qui elle aura évidemment une idylle, Futura 2000 et son coloc lui présentera Keith Haring.
Manque plus que Warhol en fait.
Basquiat palliera cette lacune.
Pour la petite histoire, lorsqu’”Everybody” sort en radio, Basquiat se montrera jaloux ventant la chance qu’elle avait de voir son art diffusé a la masse…Hallucinant.
Elle raconte qu’elle possède des toiles de Warhol, Haring et Basquiat qui lui ont été offerte pour son mariage avec Sean Penn et qu’elle fut très affectée par la mort de Keith Haring atteint du Sida.
Au vu de ces informations, la pochette de son disque semble moins désuète.
A 51 ans, Madonna est la seule star qui peut dire de son vivant qu’elle est une icone de la pop culture, elle en a connut les artisans et leur a dit adieu.
Et en effet après un parcours aussi incroyable qui mieux que Warhol pouvait faire le pont entre Boy Toy et Madonna ?


