Le bruit s’est propagé mercredi.

Sur le net c’est la cohue, tout le monde cherche à savoir comment acheter une place.

Finalement ce sera vendredi 10h que la Fnac mettra en vente les places pour Prince, au Grand Palais, s’il vous plait !

2 concerts dans la même journée : 17h et 22h dans un endroit incroyable.

Un véritable événement même si le Monsieur a l’habitude de créer le buzz et de faire des concerts d’after concerts.

Il y a six ans, en passant devant le Bataclan un soir, j avais vu son nom inscrit sur leur panneau.

Prince, Prince ? J avais demandé au guichet.

C’était bien cela, il était en concert au Zénith ce soir là puis au Bataclan après.

Il avait joué en pleine nuit et nous avions tous pris une sacrée claque.

Il fallait que j’y aille.

Le réveil sonne à 8h et me voilà partie pour la Fnac de  Créteil car à Paris la file d’attente risquait d être énorme.

 J’arrive la 4e et au bout d’une petite heure  j ai le plaisir de dire : 2 places pour Prince, le concert de 22h.

100 euros debout, 140 assis.

Debout, s’il vous plait.

Sur le ticket je découvre le nom du show : all day, all night.

L’eau à la bouche.

Ravie, je signifie à mon réseau sur mon statut Facebook que moi, j ai des places.

Dimanche arrive et devant le grand palais : c’est puissant.

Une grande bâche noire et blanche, le love symbole, son nom, la date, Paris. Ma ville à moi.

L’entrée se fait rapidement : pas photo, éteignez vos portables merci.

Et là, c’est grandiose : tout le monde regarde en l air la majestuosité du lieu.

Les instruments attendent l’artiste sur la scène qui se situe entre deux escaliers immense éclairés d’une lumière verte.

J’essaie de deviner la formation : guitare, basse, batterie, clavier et 3 choristes.

L’endroit n’est pas bondé.

 Les 140 e sont sur une estrade  face à la scène.

J’essaie de glaner des infos sur le concert de 17h.

Pas super emballés les fans, c’était bien mais ils attendent mieux de celui là.

Il est 21h30. La foule s’agite, siffle : le kid de Minneapolis débarque au fond de la salle, petit signe de la main puis il rejoint les loges.

L’atmosphère est électrique.

22h pétantes, les lumières s’éteignent.

Le publique hurle.

Je le vois monter sur scène en costume blanc et noir, lunettes  avec sa coupe de cheveux, il me fait pense à Victoria Beckham.

Il ouvre le concert sur 1999, c’est l’explosion générale malgré un son moyen.

Trop d’écho.

Mais personne ne boude son plaisir, impossible avec  «  Feel For U »puis « Controversy » et Prince est toujours aussi sexy une guitare entre les hanches.

Ca crie, ça danse, c’est heureux !

Impossible de prendre une photo, ni de sortir son portable. Des gorilles fliquent le moindre contre venant.

C’est assez frustrant de ne pas pouvoir capturer le moment qui parait historique.

En bon Roi de l’impro , il fait chanter l’audience un refrain qui ne nous lâchera pas du set. : « all day, all night u can be my baby, makes me feel allright ». Ce n’est pas du Baudelaire mais ça sonne !

« Raspberry Beret », on n’osait pas y croire : le show est résolument Funk.

Jusqu’à ce moment de grâce : « Sometimes it snows in april » version acoustique, féérique sous les toits du Grand Palais…

L’orchestration des morceaux est prodigieuse, sur certains ponts il imagine des reprises qu’on ne voit pas venir.

Comme cet hommage à Mickael sur « Shake your body », on a même eu le droit à une petite danse Jacksonienne et un peu d’émotion aussi…

Soudain une dizaine d’anonymes déboulent sur scène  dés les premiers accords de « Play that funky music » de Wild Cherry, l’assistance est officiellement tout en transe et en danse !

Je me mets sur la pointe des pieds pour voir s’il y a moyen de les rejoindre mais il s’agit probablement de privilégiés.

Il tend son micro à ces chanceux qui s’improvisent choristes de luxe ; une courageuse se risque même à l’embrasser avant de sortir de scène.

 J’aurais fais la même.

Il gratte les fameux riffs de guitare des Doobie Brothers histoire de porter l’ambiance à ébullition.

Il salue l’audience reconnaissante après seulement une heure de show.

Je regarde autour de moi l’étendue de son aura et j’aperçois un copain qui pleure d’émotion, carrément…

Nous attendons tous le retour du love symbole et l’intro de Purple Rain se fait entendre : la cerise sur le gâteau dirait on …

Alors que dire de « Kiss » en deuxième rappel ? Ou encore du fait qu’il jette (délicatement) sa guitare dans le publique pour clore le show ?

Rien : on reste soufflé par l’endroit, le génie, le groove, la musique et l’intensité du moment qu’on oubliera jamais.

Alors peut etre qu’on ira à La Cigale le lendemain ou encore à L’Olympia le 14/10 car nombreux sont ceux prets a le suivre, à suivre la magie quelque soit le lieu…

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