Me and…Wolfmother
janvier 26, 2010
Le groupe australien jouait lundi soir au Bataclan à l’occasion de la sortie de leur 2e album « Cosmic egg ».
Connu pour leur performance live, les fans étaient au rendez vous et la salle pleine à craquer ce qui est plutôt surprenant étant donné qu’ils étaient considérés comme ringard il y a peu.
Avec leur look seventies et leur son à la Led Zep, ils peinaient à trouver leur public.
Seulement la folk est passée par là et l’envie de solo, de gros riffs de guitares et de hurlements (mélodieux j’entends) s’est faite pressente.Marre que ça chantonne, marre que ça gratouille.
Wolfmother (dont le seul membre original est le chanteur) accompagné ce soir là par les Black Angels fait partie de ces groupes qui prennent toute leur ampleur sur scène et le titre d’ouverture « Dimension » donne immédiatement le « la ».
Mené par le charismatique Andrew, la formation tourne à plein régime et l’audience apprécie d’un hochement rythmé de la tête le puissant « Woman », hit rock par excellence. Enfin de la sueur et de la bousculade dans un concert parisien. Un véritable parfum psychédélique se dégage de Wolfmother, comme dans le titre « Tales » ou encore « Joker and The thief » à l’image de ces grands groupes mythiques tels que The Doors ou Black Sabbath qu’on a bien du, aussi un jour, qualifier de ringard…
C.
Me and…Devendra Banhart
décembre 7, 2009
Devendra Banhart passait le 6 décembre à La Cigale pour une date unique à Paris.
Enfin j’allais voir l’ex de Nathalie Portman et Cat Power ( Monsieur place la barre haute ) en chair et en poil… Outre la bonne idée d’avoir relancé la barbe, on doit surtout à Devendra le retour de l’imagerie hippie et de la folk psyché.
J ai déboulé au concert pour le plaisir des oreilles mais aussi pour celui des yeux ( puisqu’on ne peut pas toucher ) mais apparemment je n’étais pas la seule… Beaucoup de filles dans la salle …et de barbus. L’artiste tout de jean vêtu entre sur scène avec ses quatre potos. Ovation.
Nous sommes face à un véritable groupe et d’après ce qu’il y a d’écrit sur la batterie, les dénommés The Grogs ( impossible de savoir ce que ca veut dire ).
Le set commence et le son est beaucoup plus rock , il est vrai que 3 guitares et une batterie ça aide ! Devendra joint une gestuelle hip hop à son chant éraillé ce qui le rend définitivement craquant. Il mastique son chewing gum pendant le doux ”Angelica”. L’ambiance est clairement feu de camp, les lumières sont oranges et la formation est agglutinée au tout devant de la scène , c’est intime et chaleureux.
Devendra enchaine quelques titres en accoustique et j’admets qu’au bout du 3e morceaux , l’ennui m’ a fait sortir de mon corps. Il ponctuait sa session de petites vannes que je n ai pas comprise ( parce qu’en bafouille anglaise hein ) , en revanche j’ai très bien capté les gloussements des filles séduites par l’adonis , il y a même un mec qui a hurler “je t’aime” ! Caliente.
Il y a une poésie certaine chez ce vénézuélien , j’ai flotté quelques minutes sur cette phrase : “You can’t put your arms around memories” susurré de sa voix douce amer. Puis les 4 zicos ont chacun interprété leur titre et celui du batteur à définitivement été le plus remarquable tant il bastonnait.
Rapidement le rappel sonne , Devendra revient avec l’ovni “Chinese Children” mixé avec ” I feel just like a child” qu’on attendait impatiemment. Tous se dandinent joyeusement , lui en tête continue sa break dance peace and love. Il me fait d’ailleurs penser à Julien Doré mais en sincère.
Le moment fut bon mais un peu de déception se fait sentir. Les commentaires de sortie sont mitigés , finalement le show fut assez tiède : rock sans l’être ou pas assez et ses chansonnettes hispaniques ont cruellement manqué. Peut être que nous aussi avons placé la barre trop haute à ce garçon qui a tout ( voire trop ) pour lui et surtout un album ” Cripple crow” qui s’écoute sans modération, qu’on aurait aimer retrouvé en live.
C.


